Vous y pensez de plus en plus. Arrêter la coloration, laisser vos cheveux gris s’installer naturellement. Mais entre l’envie et le passage à l’acte, il y a souvent une montagne de questions et quelques appréhensions.
Alexandre accompagne régulièrement ses clientes dans cette transition. Il nous partage son approche et ses conseils, sans langue de bois.
Passer aux cheveux gris
Êtes-vous vraiment prête à passer aux cheveux gris ?
« Assumer ses cheveux gris est quelque chose d’assez compliqué », reconnaît Alexandre d’entrée de jeu. Chez Dissemblance, le premier travail consiste à s’assurer que vous êtes vraiment prête pour ce changement. « Il y a un vrai travail psychologique derrière », explique-t-il.
Comment savoir si c’est le bon moment ? Selon Alexandre, les signes sont assez clairs : « Une personne qui est prête à assumer ses cheveux blancs, c’est une personne qui fait de moins en moins ses couleurs. »
Mais attention, il n’existe pas de profil type. « Des fois, on a l’impression que certaines personnes ne sont pas prêtes. Et puis, finalement, ce sont celles qui vont atteindre l’objectif le plus rapidement. »
La peur du vieillissement : un frein bien réel
Soyons honnêtes : la principale crainte, c’est la peur de paraître plus vieille. « Le cheveu gris ou blanc est forcément en rapport avec la vieillesse pour les gens », constate Alexandre.
Pourtant, cette association est loin d’être systématique. « Moi, par exemple, j’ai 31 ans et j’ai énormément de cheveux blancs, donc ce n’est absolument pas un signe de vieillesse. »
Pourquoi franchir le pas maintenant ?
La motivation principale que rencontre Alexandre chez ses clientes ? Simple et directe : « Marre de l’entretien de la couleur. » Les rendez-vous réguliers chez le coiffeur, le temps passé, le budget… tout cela finit par peser.
Concernant l’âge, Alexandre observe que « souvent les clientes assument plus au moment de la retraite ». Mais encore une fois, il n’y a pas de règle absolue.
L'approche Dissemblance : la transition naturelle
Et c’est là que la philosophie d’Alexandre se distingue. Chez Dissemblance, pas de coloration grise, pas de décoloration, pas de balayage pour camoufler la transition. « On va faire en sorte qu’il y ait une transition douce, mais à un moment donné, la transition est tranchante », prévient-il.
Pour beaucoup de coiffeurs, la solution passe par des techniques comme le balayage pour adoucir la démarcation. Alexandre, lui, a un autre point de vue : « Je trouve que c’est une méthode un peu agressive et coûteuse qui ne me correspond pas. »
Sa méthode ? L'arrêt complet
« La seule méthode que je recommande, c’est d’arrêter la coloration. La transition va être brutale et très tranchée à un moment donné, mais c’est, pour moi, la méthode la plus douce. »
Pourquoi cette approche ? « Se faire assister par un coloriste, ça veut dire que tu continues pendant un certain temps à avoir des entretiens réguliers que tu ne veux plus. C’est beaucoup plus rapide de laisser pousser et de faire une bonne coupe après. »
À quoi s'attendre pendant la transition ?
Première question pratique : combien de temps ça prend ? « Entre un à deux ans », répond Alexandre. Et bonne nouvelle pour votre emploi du temps et votre budget : vous n’aurez besoin de venir au salon que « une à deux fois par an ».
Le premier rendez-vous
Lors de cette première consultation, Alexandre évalue « la qualité du cheveu blanc, le pourcentage de cheveux blancs évidemment ». L’objectif ? Vous expliquer si vous aurez « un cheveux blanc plutôt lisse ou plutôt mousseux » une fois la transition terminée.
Tous les cheveux peuvent-ils passer au gris ? Oui, selon Alexandre : « Il n’y a pas de cheveux plus compatibles que d’autres. »
La phase la plus délicate
Autant vous prévenir : il y aura un moment difficile à traverser. « Le côté bicolore, c’est le plus dur à assumer », reconnaît Alexandre. Et son approche face à cette démarcation ? « On ne la gère pas, on l’assume. »
C’est là toute la différence avec d’autres méthodes. Pas de camouflage, pas d’artifice. « Pour moi, c’est la méthode la plus douce sans agression. »
Et la coupe courte, alors ?
Couper court peut sembler une solution pour accélérer la transition. Mais Alexandre rappelle un point important : « On évacue la morphologie du visage. Tu as des visages qui sont adaptés à la coupe courte et d’autres pas du tout. »
Concrètement, il adapte au cas par cas : « Il y a des personnes qui vont avoir 15 cm de repousse et là je vais pouvoir couper court, et y a des personnes où la transition va être beaucoup plus tranchée parce que la coupe n’ira pas forcément et qu’il me faut une certaine longueur pour pouvoir travailler une jolie coupe. »
Les erreurs à éviter
Alexandre voit régulièrement des personnes qui ont tenté la transition seules ou mal accompagnées. Le résultat ? « Des mèches trop proche de la racine marquée avec des fonds de décoloration pas assez poussés, ou alors des produits beaucoup trop agressifs. »
Le cheveu devient alors « sec, déshydraté, donc beaucoup moins joli visuellement pour pouvoir assumer des cheveux blancs ».
Et LA chose à ne surtout pas faire pendant la transition ? Alexandre rit : « Craquer et refaire une couleur ! » 😁
L'entretien des cheveux gris
Bonne nouvelle : les cheveux gris ne demandent pas d’entretien particulier. « Il n’y a pas de soins spécifiques à la transition ! Il faut toujours un soin adapté à sa chevelure », insiste Alexandre.
Concernant les shampoings anti-jaunissement ? « Comme pour tout cheveu, un soin nourrissant ou hydratant, et le soin déjaunissant n’est pas forcément nécessaire. »
En résumé : « Il n’y a pas de soins incontournables, c’est vraiment en fonction du type de cheveux. »
Sublimer vos cheveux gris
Une fois la transition terminée, comment mettre en valeur vos cheveux gris naturels ? Le conseil d’Alexandre : « Toujours apporter une touche de couleur, que ce soit sur les vêtements ou même juste changer de lunettes des fois ! »
Concernant le style vestimentaire, il est clair : « Quand tu as les cheveux gris, il faudrait éviter de s’habiller toujours en noir ! »
Pas de coupe magique en revanche : « Il n’y a pas particulièrement de coupe qui mette en valeur le cheveu gris. » Tout dépend de votre morphologie et de vos goûts.
Le budget à prévoir
Chez Dissemblance, Alexandre estime qu’il faut prévoir « un budget de 80 € tous les quatre mois jusqu’à ce que la couleur soit complètement éliminée ».
Ensuite, c’est vous qui décidez de votre rythme de visite au salon.
L'accompagnement psychologique
Au-delà de la technique, Alexandre accompagne ses clientes dans ce changement qui peut déstabiliser. Sa méthode ? « Je les encourage simplement à laisser pousser en leur disant que le résultat final sera top. »
Son conseil si vous hésitez par peur du regard des autres ? « Fais-le pour toi, pas pour les autres. »
Une évolution des mentalités à Bordeaux ?
Alexandre constate que « les femmes essayent d’assumer un peu plus » leurs cheveux gris à Bordeaux.
La tendance ? « Au niveau des colorations, on va jouer beaucoup sur la transparence et beaucoup moins sur le cacher à 100 %. »
Le mot de la fin
Alexandre conclut avec un message simple et direct : « Si vous voulez le faire, faites-le, faites-le pour vous et pas pour les autres, pour votre bien-être à vous. Si vous pensez que c’est le moment, il ne faut pas hésiter. »
Dissemblance Haute Coiffure accompagne votre transition vers les cheveux gris avec une approche naturelle et respectueuse de vos cheveux.
Pour un premier diagnostic ou simplement discuter de votre projet, n’hésitez pas à prendre rendez-vous avec Alexandre.


