Il y a 5 ans, Alexandre ouvrait les portes de Dissemblance sur le Cours Xavier Arnozan, entre les Chartrons et le Jardin Public. Aujourd’hui, le salon est devenu une référence pour celles et ceux qui recherchent un coiffeur à Bordeaux capable d’allier technique et écoute authentique.
À l’occasion de cet anniversaire, Alexandre a accepté de revenir sur ces années intenses, ses choix, ses défis et sa vision de la haute coiffure.
Dissemblance : un nom qui ne ressemble à aucun autre
Avant de s’appeler Dissemblance, le salon a failli porter d’autres noms. « J’ai voulu l’appeler Millésime par rapport au vin de Bordeaux, puis Signature, mais ça ne me correspondait pas« , raconte Alexandre. C’est en cherchant un synonyme du mot « nuance » qu’il est tombé sur Dissemblance.
« Il y a la ressemblance, tout ce qui se ressemble. Et la Dissemblance, tout ce qui est dissemblable, qui ne se ressemble pas. Dissemblance, parce que c’est un salon pas comme les autres.«
Un nom qui résume bien la philosophie d’Alexandre : proposer une expérience de coiffure différente, loin des standards.
Pourquoi ouvrir son propre salon de coiffure ?
La décision de créer Dissemblance n’est pas venue sur un coup de tête. « Quitte à n’avoir aucune reconnaissance de mes différents patrons pour qui je travaillais, je me suis dit autant avoir la mienne en ouvrant mon propre salon de coiffure« , explique Alexandre avec franchise.
Champion de France de coiffure, il avait déjà construit une solide expertise en travaillant dans plusieurs salons haut-de-gamme. « Ce sont des heures et des heures de travail, de persévérance pour pouvoir présenter une qualité de travail hors norme. Et c’est ce que je voulais pour Dissemblance Haute Coiffure.«
Les débuts : entre grosses pierres et plomberie
L’ouverture du salon n’a pas été de tout repos. « La plomberie 😂 Il n’y avait rien de fait, il a fallu tout faire. Percer les murs en pierre très épais, c’était rigolo« , se souvient Alexandre avec humour.
Mais le véritable défi est venu d’ailleurs : une association compliquée au démarrage qui l’a mis en difficulté financière. « Je devais travailler pour deux, je ne pouvais plus me payer, j’avais même du mal à payer certaines factures. » Alexandre a fini par racheter les parts de son ex-associée. « Mais tout ça, c’est l’histoire ancienne maintenant.«
Qu'est-ce que la haute coiffure selon Alexandre ?
Quand on demande à Alexandre ce qui différencie la haute coiffure de la coiffure traditionnelle, sa réponse est simple : « Prendre le temps de discuter avec la cliente, l’écouter, ne pas prendre plein de clientes en même temps et prendre son temps pour un résultat optimal.«
Ce coiffeur à Bordeaux ne se précipite pas. Il écoute. « Il y a ce réel apprentissage de savoir écouter. Je comprends tout de suite la demande, c’est comme un don. C’est le retour que les clientes m’ont fait.«
Un salon où le bien-être prime
Chez Dissemblance, l’ambiance compte autant que la technique. « On vient mettre entre nos mains des cheveux, et aujourd’hui les cheveux restent quelque chose d’assez personnel. Le bien-être est primordial chez Dissemblance car c’est un réel moment pour la cliente de lâcher prise.«
Ce qui crée la fidélité ? « L’écoute, la rigolade au salon et le salon en lui-même, car on s’y sent un peu comme à la maison« , résume Alexandre.
Le plus beau compliment qu’il ait reçu ? « Vous êtes probablement le meilleur coiffeur que j’ai eu en 20 ans.«
Une équipe construite avec soin
Pour composer son équipe, Alexandre recherche des profils qui correspondent à l’esprit du salon. « J’ai besoin de personnes attentives aux clientes, mais surtout capables de réaliser les demandes sans difficulté dans l’ordre du possible. Mais je veille toujours au grain 😂 »
Côté produits, le salon utilise la gamme Keune, une marque exclusive coiffeur dont Alexandre apprécie la qualité après plusieurs formations.
Les transformations qui marquent
Si Alexandre est fier de toutes ses prestations, certaines transformations restent gravées dans sa mémoire : « Des clientes qui arrivent avec une couleur naturelle et qui me demandent des couleurs ultra flashy. J’aime énormément réaliser ce genre de travail.«
En revanche, les coiffures de mariage, autrefois une spécialité, prennent moins de place aujourd’hui. « Plus le temps passe, moins je prends de plaisir à les réaliser. Je pense que cette prestation est en train de s’éteindre au sein du salon.«
Et les 5 prochaines années ?
Alexandre ne se projette pas trop loin. « On ne sait pas de quoi l’avenir est fait. » Mais il a des envies : ouvrir un deuxième salon, pourquoi pas un centre de formation aussi.
Ce qui est sûr, c’est que ces 5 années ont été intenses. Si Alexandre devait les résumer en trois mots ? « Intense, fébrile et renaissance.«
Un message pour vous
Aux clientes fidèles, Alexandre dit : « Merci de me suivre depuis tant d’années.«
Et à celles qui hésitent encore à pousser la porte de ce coiffeur à Bordeaux pas comme les autres ? « Ce n’est plus le moment d’hésiter, il faut y aller !«


